Type de client : Grand groupe tertiaire
Lieu : Lyon 6ᵉ
Date d’intervention : 30/10/2025 (8h–11h)
Équipe : Antoine Faïs – technicien structure béton
Problématique
Le propriétaire du bâtiment souhaite réaménager deux zones de plancher au R+1 :
- création d’un local serveur d’environ 25 m², avec la pose d’un onduleur de 450 kg et de plusieurs baies informatiques,
- mise en place d’un mur mobile suspendu d’environ 5,20 m de long pour cloisonner une grande salle, avec un poids total estimé entre 700 et 750 kg.
THALES-Repérage étude et ferros…
Avant de valider ces aménagements, le bureau d’études doit savoir si les planchers existants au R+1 peuvent reprendre ces charges supplémentaires en toute sécurité.
Les questions clés :
- Quelle est la constitution réelle des dalles (épaisseur, nombre de nappes d’armatures, enrobage) ?
- Existe-t-il des chaînages ou zones renforcées sur lesquelles il serait plus pertinent de reporter une partie des charges ?
- Les données récoltées sont-elles suffisamment précises pour permettre un recalcul fiable par le bureau d’études, sans multiplier les ouvertures dans les planchers ?
Rapport d’intervention Ferdetec…
Système d’intervention mis en place
Pour répondre à ces enjeux, FERDETEC a réalisé une reconnaissance structurelle ciblée sur les deux planchers concernés au R+1.
Moyens mobilisés :
- 1 technicien spécialisé en diagnostic de structures.
- Radar structure Proceq GP8800 pour lire l’intérieur des dalles.
- Ferroscan Proceq PM8000 pour détecter et localiser précisément les armatures.
- Marteau piqueur pour deux sondages destructifs ponctuels.
- Mortier de rebouchage pour remettre les zones ouvertes en état.
- EPI complets (casque, gilet, chaussures de sécurité).
La démarche :
- travailler d’abord en non destructif pour cartographier les armatures,
- ne réaliser que deux sondages destructifs pour confirmer les lectures radar sur les zones les plus sollicitées,
- restituer immédiatement les planchers pour ne pas perturber l’usage du bâtiment.
Solution / Méthodologie
1. Lecture générale des planchers au radar et au Ferroscan
Sur chaque zone de projet (local serveur et futur mur mobile), des clichés radar sont réalisés en croisant plusieurs directions de passage.
Ces mesures permettent de :
- déterminer l’épaisseur des dalles,
- repérer le nombre de nappes d’armatures et leur maillage,
- mesurer l’enrobage béton au droit des nappes,
- identifier la présence de chaînages en rive.
Les lectures Ferroscan complètent le travail en donnant une vision plus fine des treillis et des filants.
2. Sondages destructifs ponctuels
Deux petits sondages au marteau piqueur sont ensuite ouverts, l’un dans la zone du local serveur, l’autre dans la zone du futur mur mobile.
Objectif :
- voir directement les treillis soudés mis en œuvre,
- confirmer les maillages (type ST35 / ST50),
- vérifier les diamètres d’armatures et l’épaisseur exacte de béton au-dessus des aciers.
Rapport d’intervention Ferdetec…
Les zones sondées sont rebouchées après contrôle au mortier de réparation, de façon à laisser un plancher exploitable.
3. Caractérisation des dalles pour le recalcul
Au terme de ces investigations, la constitution des planchers est décrite sous forme de schémas simples et de valeurs de référence :
- Épaisseur commune :
- dalles en béton armé de 20 cm sur l’ensemble des zones étudiées.
- Zone du local serveur (bord de bâtiment) :
- dalle avec deux nappes de treillis soudés, maillage 20 × 20 cm,
- présence d’un chaînage porteur en rive (section 15 × 10 cm avec 4 filants),
- treillis spécifiques en partie inférieure (type ST35, maillage 10 × 30 cm, Ø ≈ 7 mm),
- enrobage en sous-face de l’ordre de 1,4–1,5 cm.
- Zone du futur mur mobile :
- dalle également de 20 cm,
- treillis renforcés en partie inférieure (type ST50, maillage 10 × 30 cm, Ø ≈ 8 mm),
- enrobage mesuré autour de 1,5 cm.
Ces éléments sont synthétisés dans un rapport illustré (clichés radar, photos des ouvertures, croquis de principe), prêt à être exploité par le bureau d’études structure.
Résultats pour le client
Au final, le maître d’ouvrage et son bureau d’études disposent d’une base technique solide pour statuer sur l’ajout des charges lourdes.
Ce que l’étude apporte concrètement :
- Une connaissance précise des planchers R+1 :
- épaisseur réelle,
- nombre et position des nappes,
- enrobage,
- existence d’un chaînage porteur en rive.
- Des données fiables pour le recalcul :
- types de treillis (ST35 et ST50),
- maillages et diamètres d’armatures,
- configuration adaptée aux hypothèses de calcul (charges permanentes, charges d’exploitation, ajout d’un local serveur et d’un mur mobile).
- Une intervention limitée et maîtrisée :
- seulement deux ouvertures localisées,
- zones sondées rebouchées,
- aucune gêne durable pour l’exploitation du bâtiment.
Pour le projet, cela signifie :
- la possibilité de dimensionner finement le local serveur et le mur mobile en tenant compte du ferraillage existant ;
- la capacité de justifier les choix auprès du client final, sur la base de mesures et non d’hypothèses ;
une réduction du risque structurel lors de la mise en œuvre des nouveaux équipements.


