Type de client : Grande entreprise BTP / génie civil
Ouvrage : Viaduc
Date d’intervention : 19/05/2025
Équipe Ferdetec : Antoine Faïs
Moyen mobilisé : radar structure GP8800 Proceq
Problématique
Sur un ouvrage comme le viaduc du Chavanon, on ne perce jamais “à l’aveugle”. Avant d’implanter des carottages destinés à des travaux de renforcement, il fallait d’abord comprendre ce que contenait réellement le béton au droit des appuis du sommier. C’est précisément pour cela que l’entreprise en charge des travaux a mandaté Ferdetec : repérer les aciers présents sur les zones de carottage potentielles afin de réduire le risque de couper des armatures essentielles.
Dans ce type de mission, l’enjeu est double :
- sécuriser l’implantation des futurs carottages ;
- fournir une lecture suffisamment claire pour que le chantier de renforcement puisse avancer avec méthode.
C’est exactement le rôle de notre prestation de repérage d’armatures avant perçage et carottage : transformer une zone incertaine en support lisible et exploitable.
Le système mis en place par Ferdetec
Pour ce chantier, nous avons mis en œuvre une reconnaissance 100 % non destructive au radar structure. L’intervention a été réalisée le 19 mai 2025 de 10h à 15h, avec une campagne de scans sur plusieurs faces d’appuis ciblées du viaduc.
Nous avons concentré nos investigations sur trois zones principales :
- la culée 3 – face latérale sud ;
- la culée 3 – face latérale nord ;
- la culée C0 – face côté ouest.
Notre logique a été simple : scanner les zones destinées à recevoir les futurs carottages, lire la densité et la profondeur du ferraillage, puis restituer une information directement utile pour la suite des travaux.
Ce type d’approche s’inscrit pleinement dans notre méthodologie de reconnaissance structurelle, particulièrement pertinente sur les ouvrages de génie civil où les marges d’erreur sont très faibles.
Solution / méthodologie
Sur place, nous avons utilisé un radar structure GP8800 Proceq, avec les EPI adaptés à une intervention en environnement d’ouvrage d’art.
Notre méthodologie s’est organisée autour de trois étapes.
1. Lecture des faces d’appui ciblées
Nous avons d’abord ausculté les faces latérales concernées afin d’identifier la présence des armatures en surface. L’objectif n’était pas seulement de confirmer qu’il y avait de l’acier, ce qui est attendu sur ce type d’ouvrage, mais surtout de mesurer la profondeur des armatures détectables et d’évaluer la lisibilité des zones avant carottage.
2. Analyse de la profondeur utile
Les scans ont permis de mettre en évidence des aciers détectés à différentes profondeurs selon les zones :
- sur une face de culée, les aciers apparaissent entre 4 cm et 11 cm ;
- sur une autre, entre 5,5 cm et 12 cm ;
- sur la culée C0, entre 6,5 cm et 12 cm.
Cette donnée est essentielle pour un projet de renforcement. Elle permet de mieux anticiper les zones d’interférence possibles avec les futurs carottages.
3. Qualification des limites de lecture
Le point technique important de ce dossier, et c’est ce qui fait la valeur d’une vraie lecture d’expert, c’est que les scans montrent aussi une forte densité de ferraillage en surface. Cette densité masque les éléments plus profonds et limite la détection radar au-delà d’une certaine profondeur. Sur une zone, une partie n’a d’ailleurs pas pu être scannée à cause de la présence d’un capteur.
Autrement dit, notre intervention ne se contente pas de dire “il y a des aciers”. Elle précise aussi jusqu’où la lecture est fiable, et où elle devient partiellement masquée. C’est un point fondamental dans l’interprétation des résultats d’une étude de structure.
Pour mieux comprendre ce type de lecture radar sur béton, notre article sur le géoradar de structure : le regard d’expert de Ferdetec au cœur du béton apporte un éclairage complémentaire.
Résultats pour le client
À l’issue de notre intervention, le client dispose d’une lecture claire des zones d’appui à traiter avant les travaux de renforcement.
Concrètement, notre mission a permis de :
- identifier la présence d’un ferraillage de surface dense sur les zones scannées ;
- mesurer les profondeurs de détection utiles sur chaque face investiguée ;
- mettre en évidence que la densité du ferraillage en surface masque les éléments plus profonds ;
- signaler une zone localement non scannée en raison d’un équipement existant.
Pour le client, cela apporte plusieurs bénéfices concrets :
- une meilleure préparation des carottages de renforcement ;
- une réduction du risque de percement mal positionné ;
- une vision réaliste des capacités et limites de lecture avant chantier ;
- une base technique sérieuse pour organiser la suite des opérations.
Sur un ouvrage de génie civil, cette phase est loin d’être secondaire. Elle conditionne directement la qualité et la sécurité des interventions à venir. C’est aussi pour cela que nous parlons souvent de certitude avant tout : mieux vaut connaître précisément la réalité du béton avant d’engager un percement ou un renforcement.
Le regard d’expert Ferdetec
Ce dossier illustre parfaitement notre manière d’intervenir sur les ouvrages d’art : avec méthode, avec prudence, et avec une lecture honnête de ce que le radar permet — et de ce qu’il ne permet pas.
Notre valeur ajoutée ne réside pas seulement dans la production d’images radar. Elle se situe dans notre capacité à :
- lire les zones utiles pour le chantier ;
- qualifier la profondeur des armatures détectées ;
- expliquer les limites liées à une trop forte densité de ferraillage ;
- fournir une information réellement exploitable pour préparer des travaux de renforcement.
C’est cette exigence qui fait la différence entre un simple relevé et une vraie expertise terrain. Pour découvrir d’autres missions comparables, notre page prestations et notre blog Ferdetec permettent d’explorer plus en détail notre approche du diagnostic structurel.