Type de client : Collectivité / bâtiment public
Lieu : Belleville-en-Beaujolais (69)
Bâtiment : Équipement public et logements
Dates d’intervention : 26 et 27/01/2026
Équipe Ferdetec : Quentin Nomézine et Antoine Faïs
Mission : Caractériser la structure porteuse complète du bâtiment avant rénovation.
Problématique
Dans le cadre d’un projet de rénovation, la collectivité avait besoin de retrouver une lecture complète du système porteur existant.
Le bâtiment comportait plusieurs niveaux et plusieurs typologies d’ouvrages : planchers, murs, poutres, poteaux, bandes noyées, maçonneries et éléments en béton armé.
L’objectif n’était donc pas de répondre à une seule question localisée. Il fallait reconstituer l’organisation structurelle globale du bâtiment, avec suffisamment de précision pour permettre au bureau d’études de travailler sur des données mesurées.
Nos investigations devaient notamment permettre de connaître :
- la nature des murs ;
- les épaisseurs de planchers ;
- les sections des poutres et poteaux ;
- les diamètres et dispositions des armatures ;
- les enrobages ;
- la présence de bandes ou poutres noyées.
Ce type de mission représente l’une des formes les plus complètes de reconnaissance structurelle.
Analyse et stratégie d’intervention
Compte tenu de l’étendue du bâtiment, nous avons construit une campagne importante combinant méthodes destructives et non destructives.
Au total, Ferdetec a réalisé :
- 20 sondages non destructifs ;
- 11 sondages destructifs ;
- des mesures au radar structure GP8800 Proceq ;
- des ouvertures ponctuelles au marteau piqueur ;
- des sondages avec carotteuse ;
- puis le rebouchage des zones ouvertes.
Les emplacements ont été définis au préalable avec l’entreprise intervenant sur le projet, afin de cibler les éléments les plus représentatifs.
Notre stratégie était volontairement globale : plutôt que d’isoler chaque sondage, nous avons cherché à recouper les informations entre le sous-sol, le rez-de-chaussée et les logements pour reconstituer une logique structurelle cohérente.
Cette combinaison entre ouvertures ponctuelles et radar est également détaillée dans notre article consacré aux sondages destructifs et non destructifs.
Solution / méthodologie
Caractérisation des planchers
Plusieurs planchers ont été investigués à différents niveaux.
Dans les logements, les sondages ont permis d’identifier deux treillis en partie basse, constitués d’aciers de diamètres 7 et 8 mm, avec un espacement de 25 cm dans les deux directions. Le rapport précise que ces treillis étaient liaisonnés manuellement au fil de fer et non soudés.
Dans le garage, un treillis en partie basse a également été identifié :
- barres lisses de 8 mm ;
- espacement de 20 cm dans une direction ;
- 30 cm dans l’autre ;
- enrobage d’environ 1,5 cm.
Dans la salle des coffres, le plancher présente environ 28 cm de béton, auxquels s’ajoutent chape et carrelage pour une épaisseur totale de 35,5 cm. Un treillis est présent en partie basse, sans treillis identifié en partie haute.
Dans les caves, une dalle d’environ 22 cm a été identifiée, avec un treillis inférieur de maille 25 × 25 cm et une bande noyée entre deux poteaux.
Enfin, au rez-de-chaussée, le plancher haut présente une épaisseur d’environ 13,5 cm, avec un treillis inférieur de maille 25 × 25 cm et un enrobage d’environ 2,5 cm.
Identification des poutres et bandes noyées
Une bande noyée a été sondée dans le plancher du sous-sol.
Nous avons pu déterminer :
- une largeur d’environ 32 cm ;
- une hauteur d’environ 35,5 cm ;
- 3 filants inférieurs de diamètre 20 mm ;
- des cadres de 10 mm.
Au rez-de-chaussée, les poutres investiguées présentaient quant à elles une section d’environ 21,5 × 27 cm, avec une retombée de 14 cm.
Leur ferraillage comprenait notamment :
- deux barres inférieures de 12 mm ;
- des cadres de 6 mm ;
- espacés d’environ 22 cm ;
- enrobage d’environ 1,7 cm.
Caractérisation des poteaux
Plusieurs types de poteaux ont également été ouverts et scannés.
Dans le sous-sol, un poteau d’environ 21,5 × 38 cm comportait :
- 4 filants de 10 mm ;
- cadres de 6 mm tous les 15 cm ;
- enrobage d’environ 4,5 cm.
Sur la façade du rez-de-chaussée, un poteau de forme particulière présentait une section d’environ 22 × 25 cm, avec :
- 4 filants de 14 mm ;
- cadres espacés de 17 cm ;
- enrobage de 2,5 cm.
Un poteau circulaire d’environ 22 cm de diamètre comportait pour sa part :
- 4 filants de 10 mm ;
- cadres de 6 mm tous les 17 cm ;
- enrobage de 3,5 cm.
Enfin, un poteau rectangulaire du hall a été caractérisé à environ 22,5 × 37 cm, avec quatre filants de 10 mm, cadres de 6 mm tous les 15 cm et enrobage de 2,5 cm.
Identification des murs et maçonneries
Les investigations ont aussi permis de différencier plusieurs familles de murs.
Nous avons notamment identifié :
- un mur périphérique du garage en béton plein de 33 cm ;
- des murs en béton plein sans acier dans certaines parties du sous-sol ;
- un mur central en béton plein de 30,5 cm, sans chaînage détecté ;
- un mur en béton plein de 44 cm entre le couloir et des locaux techniques ;
- plusieurs murs en blocs agglomérés, notamment au rez-de-chaussée et entre les deux parties du bâtiment.
Cette distinction est fondamentale pour un projet de rénovation : elle permet d’identifier ce qui relève réellement de la structure et ce qui peut être considéré comme une maçonnerie de remplissage.
Résultats pour le client
Cette campagne a permis de produire une lecture structurelle particulièrement complète du bâtiment existant.
Le maître d’ouvrage et le bureau d’études disposent désormais de données précises sur :
- les épaisseurs des différents planchers ;
- la disposition de leurs treillis ;
- la présence et la géométrie de bandes noyées ;
- les sections et armatures des principales poutres ;
- les sections et ferraillages de plusieurs types de poteaux ;
- la nature des murs et leurs épaisseurs ;
- les zones en béton armé et celles en maçonnerie.
Concrètement, ces informations peuvent désormais servir de base aux études de rénovation, aux recalculs et à la préparation d’éventuelles transformations du bâtiment.
C’est précisément l’objectif d’un diagnostic avant réhabilitation d’un bâtiment existant : réduire le nombre d’hypothèses avant d’engager les choix techniques.
Le regard d’expert Ferdetec
Ce projet est particulièrement représentatif de notre savoir-faire en reconnaissance globale d’un bâtiment.
Nous n’étions pas face à une seule problématique de ferraillage ou de percement. Il fallait comprendre l’ensemble du système porteur, depuis les murs du sous-sol jusqu’aux planchers et poteaux du rez-de-chaussée.
La combinaison de vingt sondages non destructifs et onze ouvertures ciblées nous a permis de recouper les informations et d’obtenir une vision beaucoup plus fiable que celle que pourrait fournir une seule méthode.
Chez Ferdetec, c’est exactement ce que nous recherchons sur ce type de projet : transformer un bâtiment existant mal documenté en une structure lisible et mesurée, afin que la rénovation repose sur des données de terrain plutôt que sur des suppositions.
Pour aller plus loin, notre guide ultime du diagnostic de structure béton présente les principaux niveaux d’investigation pouvant être mobilisés sur ce type de bâtiment.